Récemment, c’est à dire vendredi dernier, c’était l’anniversaire de M. Cette soirée, je l’ai trouvée un peu bizarre, autant quand j’y étais que maintenant, pendant que j’y repense. C’était à la fois des retrouvailles et une forme d’au revoir pour ces gens que je ne reverrais pas de sitôt voire pour certains, jamais. Je ne prétends pas être amère ou quoique ce soit de ce genre là. Mais comme une forme de mélancolie. J’ai passé mon temps à cracher sur cette ville, ces gens, cette fac, ces profs… Je sais que je pars pas avant octobre, mais je sais surtout que j’ai ce syndrome du “refus de partir” qui arrive.
(Source: , via placebie)
Dernier jour de partiels, techniquement, c’est le début de mes vacances (excepté pour une seule putain d’épreuve -et non, je ne m’excuserais pas de ma vulgarité !- dont le cas est tellement pseudo-particulier que je ne prendrais pas la peine de le développer ici) jusqu’en octobre.
C’était une sorte d’adieu à tous ces types que je croisais sur le quai de la gare le matin. On se reconnait, on ne se parle jamais, on ne se fait jamais des signes de tête, mais on se reconnait. D’ailleurs, y en avait certains à qui j’avais donné des surnoms, dont ce très cher Freud ou encore Blomkvist (oui parce qu’ils ressemblent à ceux que je cite, banane !). Je dirais que de ma vie nantaise, ce sera peut être eux qui me manqueront le plus. J’exagère bien évidemment, mais mine de rien, quand ça fait deux ans que tu croises les mêmes têtes sur le quai, tu finis par les trouver presque familiers.
J’ai envoyé mon dossier pour “l’école” hier. Ca m’a fait bizarre. Pas seulement l’idée de quitter la fac et peut être définitivement mon petit foyer. C’est aussi parce que c’est le genre d’écoles que je me suis toujours refusée par peur de trop faire raquer mes parents. J’avais fait des concessions en passant par un trajet détourné, compliqué et qui ne me plaisait pas plus que ça. Mais au final, ces années n’auront pas été perdues parce qu’elles m’ont vraiment permis de réfléchir sur ce que je voulais vraiment faire. Ou plutôt ce que j’accepterais de faire pendant une relativement longue période et qui occupera pas mal de mes pensées. J’avoue que j’ai quand même encore des scrupules et l’horrible impression que tout cet argent n’est que jeté par les fenêtres à cause d’un caprice de petite fille.
Mais quitter Nantes, quitter la maison, je pense que ça va vraiment me faire un bien fou. Je n’ai pas de personnes derrière moi pour me fliquer ou quoi que ce soit, mais j’ai toujours eu ce constant désir de partir. Généralement assouvi par mes quelques séjours à l’étranger qui se sont avérés de bonnes soupapes de décompression. Ca sera la même chose, ici ou ailleurs, et je le sais pertinemment. C’est comme si je ne pouvais pas rester en place.
Il y a quelques mois, je ne savais absolument pas où me projeter dans l’avenir et ça me faisait vraiment peur. Tout contrôler de A à Z. Certains diront que ça n’est pas drôle, seulement quand je perds le contrôle de mon train de vie je perds aussi celui de ma tête. Ma mère et ma belle soeur me projetaient déjà dans un petit appartement comme la “jeune fille indépendante et forte” que j’étais. Cette image parait maintenant de plus en plus concrète pour moi.
J’avais pas vraiment envie d’écrire mais je ne résiste pas au clavier de “la tour” qui fait du bruit. Tout ça parce que je me suis remis à jouer sur cet ordinateur et plus simplement enfermée dans ma chambre sur mon petit bureau. Je connais désormais LoL sans lag.
Et l’arrivée des vacances signifie aussi pour moi la reprise de Mass effect. Depuis le temps qu’on me crie dessus pour que je le fasse… Mais je ne m’autorise que peu de temps dessus, sinon je l’aurais terminé demain. C’est rare que je sois pas si nulle que ça à un jeu dans ce genre (surtout qu’il faut tirer et pour viser, je suis une vraie brelle), mais là, ça me passionne vraiment. Mais un jeu c’est comme un livre, quand c ‘est terminé trop vite, c’est beaucoup trop frustrant.
D’ailleurs mon bouquin de zombies aura pas fait long feu lui non plus. Il fait partie des bouquins de poche que j’achète pour les transports en commun. En général ils finissent dans un sale état. Je n’aime pas particulièrement abîmer mes livres mais j’apprécie que certains aient du vécu. Tout dépend de l’endroit où je les ai embarqués aussi, parce qu’il faut avouer que la fac… de lettres en plus, voilà quoi. En tout cas, World war Z, c’est vraiment sympa.
Bref, je pense que j’ai suffisamment écrit pour aujourd’hui. Il fut un temps où je pouvais balancer un petit pâté de ce genre par jour. Je suis de moins en moins productive…
(Source: lesjoursdepluie, via lesjoursdepluie)